Ce sont des kinés qui construisent l’IA qui formera les kinés de demain
Le projet PIFICK, porté par l’URPS des kinésithérapeutes du Centre-Val de Loire, vient d’être officiellement financé par l’État, la Région et la Banque des Territoires.
Le 2 septembre 2026, l’État, la Région Centre-Val de Loire et la Banque des Territoires ont signé le financement d’un projet porté par l’URPS des kinésithérapeutes du Centre-Val de Loire : PIFICK. Une plateforme pensée pour apprendre à raisonner comme un kiné. L’École universitaire de kinésithérapie d’Orléans en assure la pédagogie, TOHA en construit la technologie.
⚡ Highlights
📖 Une IA n’invente rien, elle apprend de ce qu’on lui donne
Une intelligence artificielle ne raisonne pas d’elle-même. Elle apprend de ce qu’on lui transmet. Donc la seule question qui compte vraiment n’est pas « comment l’utiliser ? » mais « qui lui apprend ? »
Dans le cadre de PIFICK, ce sont des kinésithérapeutes. Pas un algorithme qui devine, pas une base de données achetée ailleurs. Des praticiens de terrain qui expliquent comment ils raisonnent et sur quoi ils s’appuient pour décider.
« Ici, l’IA c’est l’inverse d’une menace : c’est nous, les kinésithérapeutes, qui l’alimentons. Notre raisonnement clinique devient la base de la formation. »
Morgan Colas, Président de l’URPS Masseurs-Kinésithérapeutes du Centre-Val de Loire
🔬 Le projet en chiffres
Les deux structures pilotes du projet : l’URPS des kinésithérapeutes du Centre-Val de Loire pour le portage, et l’École universitaire de kinésithérapie d’Orléans pour la pédagogie. TOHA intervient comme partenaire technologique.
🏥 Comment fonctionne PIFICK ?
Le principe est volontairement simple, à l’opposé d’un cours magistral à réviser.
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1
Un cas patient est présenté
Une situation clinique réaliste, comme celles rencontrées au quotidien au cabinet.
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2
Le kiné fait ses choix
Bilan, hypothèses, orientation de prise en charge : le praticien raisonne et décide, sans filet.
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3
Comparaison immédiate à un panel de pairs
Le raisonnement du praticien est confronté à celui d’un panel de kinésithérapeutes sur le même cas.
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4
Ce n’est plus un cours, c’est une décision
La formation ne consiste plus à retenir une information, mais à s’exercer à décider en situation.
Ce que vous décidez en séance, devant un patient, et que vous n’avez jamais eu le temps d’écrire : c’est exactement ce que ce projet cherche à ne pas perdre.
Une œuvre collective, pour les kinés de demain.
🎯 Le rôle de TOHA
Dans PIFICK, TOHA construit la brique technologique qui permet de capter, structurer et restituer le raisonnement clinique des kinésithérapeutes contributeurs, pour en faire une matière exploitable à des fins de formation. Une manière concrète de mettre l’outil métier au service d’un enjeu plus large : la transmission du raisonnement clinique entre professionnels.
PIFICK illustre une conviction que TOHA porte au quotidien : une IA utile aux kinésithérapeutes est une IA construite avec eux, à partir de leur pratique réelle, et non à leur place.



