Pourquoi vous passez (probablement) à côté du dépistage — et ce que les chiffres révèlent vraiment
Méta-analyse — Frydenberg JC, Ferrar K, Dakic J, Rio E, Mayes S, Frawley H. JOSPT, 2025
Votre patiente, Léa, 19 ans, danseuse classique en cycle pré-professionnel (28 h/semaine), consulte pour une tendinopathie d’Achille gauche récidivante. Bilan musculo-squelettique standard, prescription d’exercice, vous êtes dans votre zone de confort.
En fin de séance, vous lui demandez — un peu par hasard — comment elle gère les sauts grand-allegro et les batteries. Elle hésite, puis lâche : « En fait… je mets une protection avant chaque cours. Tout le monde fait pareil dans le studio. »
👉 Vous découvrez : fuites urinaires à chaque entraînement depuis 3 ans, douleurs lors des rapports, épisodes de gaz incontrôlés en barre au sol. Elle n’en a jamais parlé — ni à son médecin, ni à son chorégraphe, ni à ses pairs. Elle pense que « c’est normal quand on danse ».
C’est précisément ce que la méta-analyse Frydenberg et al. (JOSPT, 2025) vient bouleverser.
⚡ Highlights
📖 Introduction
La littérature pelvi-périnéale en population athlétique a longtemps été dominée par deux populations « historiques » : les coureuses et les sports de ballon. Les artistes performants (danseurs, musiciens, artistes de cirque) et les athlètes artistiques (gymnastes, cheerleaders, trampolinistes, patineurs artistiques) ont été — et restent — un angle mort majeur de notre pratique.
Pourtant, ces populations cumulent quasi tous les facteurs de risque connus :
- Forces de réaction au sol élevées (sauts répétés, réceptions)
- Pressions intra-abdominales massives et répétées
- Manœuvres de Valsalva chroniques (musiciens à vent, port-de-bras tenus, figures de force)
- Anxiété de performance
- Faible disponibilité énergétique relative (REDs) et troubles du comportement alimentaire surreprésentés
- Hyperactivité abdominale acquise dès l’enfance (« rentrer le ventre »)
La méta-analyse de Frydenberg et al., publiée en avance de phase au JOSPT en septembre 2025, est la première à quantifier la prévalence et l’impact de l’ensemble du spectre symptomatique pelvi-périnéal dans ces populations spécifiques. Et les résultats redéfinissent ce que doit être un bilan kinésithérapique chez l’artiste.
🔬 Méthodologie
Revue systématique avec méta-analyse de prévalence, conforme PRISMA 2020 et PROSPERO. Six bases de données interrogées de la création à février 2025. Évaluation de la qualité par outils JBI / GRADE.
Populations couvertes : danseurs (classique, contemporain, irlandais, professionnels), artistes de cirque, musiciens (instruments à vent inclus), gymnastes (artistique, rythmique, équipe), cheerleaders, trampolinistes, patineurs artistiques.
Outils principaux : ICIQ-UI-SF, ICIQ-FLUTS, PFDI-20, PFIQ-7, questionnaires ad hoc.
Limites de la base de preuves : hétérogénéité élevée (I² jusqu’à 92,7 %), forte dépendance aux questionnaires auto-rapportés, sous-représentation masculine majeure (17 % des études), absence quasi totale de données chez les patineurs et artistes de cirque masculins.
📊 Résultats — Ce que les chiffres révèlent vraiment
Prévalence regroupée des symptômes pelvi-périnéaux
IC 95 % 38–66
IC 95 % 69–88
IC 95 % 41–53
(hétérogène)
Lecture clinique : près de 8 artistes/athlètes artistiques sur 10 rapportent une incontinence anale (gaz et/ou selles), un chiffre largement supérieur aux 25–45 % d’IU de la population générale féminine adulte (Bø & Nygaard, Sports Med 2020) et aux 36–58 % rapportés en sports à hauts impacts (Teixeira et al., Int Urogynecol J 2018).
1 Le sous-groupe « extrême » : les trampolinistes
87 % d’incontinence urinaire — confirmation des données historiques d’Eliasson (Scand J Med Sci Sports, 2002 : 80 % chez les trampolinistes nullipares élites suédoises).
L’incontinence urinaire d’effort (SUI) atteint jusqu’à 80 % dans certains sous-groupes (gymnastique artistique, cheerleading, trampoline).
2 Et chez les danseurs ?
Dans l’analyse de Winder et al. (J Dance Med Sci, 2023), 34,6 % des danseuses professionnelles rapportent une IU. Mais le chiffre le plus alarmant remonté par Frydenberg et al. concerne l’arrêt de la discipline :
🎭 38 % des danseuses déclarent avoir interrompu ou abandonné leur pratique à cause des symptômes pelvi-périnéaux.
3 L’impact sur la performance
jusqu’à 83 %
📉 impact rapporté sur la performance6 %
🤐 divulgation spontanée au soignant
Concentration, peur de la fuite anticipée, évitement de mouvements, port systématique de protections, restriction hydrique, miction préventive compulsive : autant de stratégies compensatoires délétères que vos patientes mettent en place sans que vous le sachiez.
Le paradoxe : plus la prévalence est élevée, plus la normalisation culturelle est forte (« c’est normal quand on saute »), et plus le taux de divulgation est bas. Ce n’est pas votre patiente qui est en cause — c’est notre dépistage qui est défaillant (Skaug et al., Int Urogynecol J 2022 ; Dakic et al., J Sci Med Sport 2023).
🧠 Pourquoi ces populations ? — Mécanismes physiopathologiques
1 💨 Pression intra-abdominale (PIA) et forces de réaction au sol
Le PFM est co-régulateur de la PIA avec le diaphragme et le transverse de l’abdomen (Hodges, Sapsford & Pengel, Neurourol Urodyn, 2007). Lors des sauts/réceptions, la PIA peut atteindre 150–200 cmH₂O ; le levator ani doit alors générer une contre-pression suffisante avant l’impact.
Chez les trampolinistes, la fréquence × durée d’exposition après la ménarche est un prédicteur indépendant d’IU (Eliasson et al., 2008). Plus l’athlète accumule d’années post-pubertaires de sauts, plus le risque grimpe — y compris après l’arrêt de la discipline.
2 🌬️ Manœuvre de Valsalva — le cas particulier des musiciens à vent
Elghozi et al. (Clin Auton Res, 2008) ont démontré chez 10 tubistes que jouer une note aiguë reproduit fidèlement les 4 phases d’une manœuvre de Valsalva à environ 60 mmHg. Or la Valsalva chronique génère : une distension des structures suspensives pelviennes, une fatigue musculaire pelvienne et des micro-traumatismes répétés des fascias endopelviens.
Idem chez les haltérophiles et powerlifters : Skaug et al. (J Strength Cond Res, 2022) rapportent 50 % d’IU, 80 % d’incontinence anale et 23 % de prolapsus symptomatique chez les athlètes féminines élites norvégiennes.
3 ⏱️ Le timing neuromusculaire — bien plus que la force
C’est le mécanisme le plus sous-estimé en clinique. Smith, Coppieters & Hodges (Int Urogynecol J, 2007) ont montré qu’en EMG :
- chez la femme continente, l’activité PFM précède l’activité du deltoïde lors d’un mouvement rapide du bras (feed-forward, anticipation posturale) ;
- chez la femme incontinente d’effort, l’activité PFM est retardée — et chez certaines, l’EMG diminue avant l’activation posturale.
Confirmé par Deffieux et al. (2007–2008) lors de la toux, et par la revue systématique de Moser, Leitner et al. (Int Urogynecol J, 2018) sur les activités d’impact.
Implication clinique majeure : chez l’artiste/athlète artistique, la force PFM peut être normale, voire supérieure à la population générale. La dysfonction est dans le timing et la coordination feed-forward — pas dans la force pure. Travailler uniquement le « renforcement » est insuffisant.
4 🍽️ REDs (Relative Energy Deficiency in Sport) et plancher pelvien
Le consensus IOC 2023 (Mountjoy et al., Br J Sports Med, 2023) consacre les REDs comme syndrome touchant les deux sexes. Rebullido & Stracciolini (Curr Sports Med Rep, 2019) ont proposé un mécanisme spécifique reliant hypoœstrogénie chronique → altération du collagène et de la fonction neuromusculaire pelvienne → IU.
Confirmé cliniquement : Carvalhais et al. (J Sci Med Sport, 2019) — OR de 3,09 (IC 95 % 1,74–5,50) d’IU chez les athlètes féminines élites avec troubles du comportement alimentaire ; Whitney et al. (J Pediatr Urol, 2021) — la faible disponibilité énergétique est un facteur de risque indépendant d’IU chez les jeunes athlètes féminines.
5 😰 Anxiété de performance et hyperactivité abdominale
Les disciplines artistiques cumulent une double pression : exigence esthétique du « ventre plat / rentré » et anxiété de performance. Cela favorise une hyperactivité chronique du transverse et des obliques, un abaissement permanent du diaphragme, une augmentation tonique de la PIA au repos, et chez certains patients une hypertonie PFM paradoxale (et non une faiblesse) — qui peut elle-même générer dyspareunie, douleurs pelviennes et dysurie obstructive (Louis-Charles et al., Curr Sports Med Rep, 2019).
🚨 Niveau de preuve : ce que dit la méta-analyse… et ce qu’elle ne dit pas
GRADE : modéré à très faible. Hétérogénéité considérable (I² jusqu’à 92,7 %), questionnaires hétérogènes, échantillons de tailles très variables, sous-représentation des hommes (17 % des études), définitions de symptômes parfois inconstantes.
MAIS : la convergence des prévalences élevées sur 19 études indépendantes, la cohérence biomécanique avec les mécanismes connus (Hodges/Sapsford ; Smith/Coppieters/Hodges ; Deffieux ; Moser/Leitner) et l’impact fonctionnel majeur (jusqu’à 83 % de retentissement sur la performance, 38 % d’arrêt chez les danseuses) constituent un signal clinique fort.
Ce que la méta-analyse ne permet pas : conclure sur l’efficacité d’une intervention spécifique chez ces populations. Aucune étude interventionnelle de qualité n’a été retrouvée pour la majorité des sous-disciplines.
🧪 Comment dépister en cabinet — outils validés et utilisables demain
| Outil | Population | Force |
|---|---|---|
| ICIQ-UI-SF (FR validé) | Tous adultes | Court (4 items / 21), très bien validé, MCID établie |
| ICIQ-FLUTS (FR) | Femmes | Couverture plus large des LUTS |
| PFDI-20 / PFIQ-7 | Femmes | Pelvic Floor Distress Inventory + impact qualité de vie |
| PFD-SENTINEL (Giagio 2023) | Athlètes ♀ | Conçu pour kinés du sport, oriente la référence pelvi-péri |
| Cozean Screening Tool | Adultes mixte | Court, sensible (≥3 → suspicion PFD) |
| Cough Stress Test / Pad Test | Suspicion SUI | Objectivation rapide en cabinet |
Recommandations institutionnelles convergentes :
- NICE NG210 (2021) — Pelvic floor dysfunction: prevention and non-surgical management : dépistage proactif chez toutes les femmes à risque.
- NICE NG123 (2019, mise à jour 2024) — PFMT en première ligne, niveau de preuve A.
- ICS / IUGA Joint Reports (Frawley et al., Neurourol Urodyn, 2021) : terminologie standardisée pour l’évaluation PFM.
- ICI-ICS 7th Edition (Cardozo et al., 2023).
💪 Prise en charge : ce que disent les meilleures preuves
Pelvic Floor Muscle Training (PFMT) — la base
Cochrane Dumoulin, Cacciari & Hay-Smith (2018) : PFMT vs absence de traitement → cure ou amélioration significative de l’IU chez la femme, niveau de preuve élevé pour la SUI.
Cochrane Hay-Smith, Herderschee & Dumoulin (2024) : comparaison de différents formats — PFMT supervisé > non supervisé pour la SUI ; les approches fonctionnelles (Knack inclus) et coordonnées (squat + contraction PFM) sont aussi efficaces que le PFMT direct isolé.
Posologie consensuelle (NICE 2019/2021, ICI 2023) :
≥ 8 contractions × 3 fois/jour · Durée minimale : 3 mois supervisés · Combinaison contractions rapides (timing/feed-forward) + contractions tenues 6–10 s (force/endurance).
The Knack — pré-contraction volontaire
Miller et al. (Int Urogynecol J, 2008) : la pré-contraction PFM volontaire avant un effort prévisible (toux, saut, port de charge) réduit immédiatement de ~70 % la surface de fuite chez la femme avec SUI.
Application pratique chez l’artiste : entraîner le timing neuromusculaire spécifique au geste — pré-contraction PFM avant chaque saut, chaque réception, chaque note aiguë (musicien à vent), chaque figure de port (cirque, cheerleading).
Spécificités athlètes / artistes
- Bø, Lillegård & Skaug (Int Urogynecol J, 2024) : PFMT 12 semaines à domicile + suivi hebdo chez powerlifters/haltérophiles → réduction ICIQ-UI-SF cliniquement significative.
- Rodríguez-Longobardo et al. (Sports Health, 2024) : PFMT chez l’athlète féminine → réduction de l’IU ; les protocoles intégrés à l’entraînement sportif ont la meilleure adhérence.
- Demeco et al. (2024, Sports) : chez les jeunes athlètes nullipares — l’éducation thérapeutique et la levée des stratégies compensatoires (port de protection systématique, miction préventive, restriction hydrique) sont aussi importantes que l’exercice lui-même.
🎯 Conclusion
L’enjeu n’est plus de savoir si les artistes performants et les athlètes artistiques ont des symptômes pelvi-périnéaux. La méta-analyse de Frydenberg et al. (2025) ferme définitivement cette question : oui, dans une majorité écrasante, et avec un impact massif sur la performance et la rétention dans la discipline.
L’enjeu est désormais : pourquoi ne dépistons-nous toujours pas ?
| AVANT | MAINTENANT |
|---|---|
| ❌ Ce n’est pas mon champ — c’est pelvi-péri | ✅ C’est mon champ : c’est musculo-squelettique, c’est performance, c’est rétention en discipline |
| ❌ Ma patiente m’en parlerait si c’était grave | ✅ Le taux de divulgation spontanée est de 6 % : si je ne demande pas, je ne saurai jamais |
| ❌ C’est un problème de force du PFM | ✅ C’est un problème de timing, de PIA, de REDs, de stratégies compensatoires |
| ❌ C’est rare chez les jeunes nullipares | ✅ 1 sur 2 dans cette population — 87 % chez les trampolinistes |
🏥 Les 6 changements à mettre en place au cabinet
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1
Intégrer un dépistage systématique chez tout artiste/athlète artistique
Tout patient appartenant à ces populations (même venu pour une cheville, une épaule, un dos) doit recevoir au minimum 3 questions de dépistage : « Avez-vous des fuites urinaires pendant ou en dehors de votre pratique ? » — « Des gaz ou des selles que vous ne contrôlez pas ? » — « Des douleurs lors des rapports sexuels ou une sensation de pesanteur pelvienne ? »
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2
Utiliser un outil validé, pas une question vague
Intégrer ICIQ-UI-SF (4 items scorés, 2 min), PFD-SENTINEL (kiné du sport, conçu pour orienter), ou Cozean dans votre bilan d’entrée. Score positif → bilan pelvi-péri orienté ou orientation vers un confrère pelvi-périnéal.
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3
Dépister les stratégies compensatoires délétères
Port systématique de protections (qui masque l’aggravation), restriction hydrique, miction préventive compulsive avant chaque cours, évitement de mouvements ou changement de discipline. Ces comportements sont des drapeaux rouges souvent normalisés par la patiente.
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4
Penser le timing PFM, pas seulement la force
Intégrer the Knack (pré-contraction avant effort prévisible) spécifique au geste : avant chaque saut, chaque réception, chaque port (cirque, cheerleading), chaque note aiguë (vent), chaque figure de Valsalva. C’est l’éducation au feed-forward qui change la performance, pas l’hypertrophie.
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5
Dépister les REDs et orienter
Faible disponibilité énergétique relative, troubles du comportement alimentaire, aménorrhée, fractures de stress : si présents → les symptômes pelviens y sont liés (Carvalhais 2019, Whitney 2021, Mountjoy 2023). L’IU n’est pas qu’un problème de muscle — c’est un problème de système. Coordination indispensable médecin du sport / nutritionniste / gynéco / kiné pelvi-péri.
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6
Travailler en équipe pluridisciplinaire et adapter la charge
Prescription d’exercice EBP, périodisation des charges, coordination avec le kiné pelvi-péri (binôme musculo-squelettique + pelvi-péri = standard d’or chez l’artiste), éducation thérapeutique du patient ET de son encadrement (chorégraphe, entraîneur, professeur de musique).
📖 Références complémentaires (PubMed, 2018–2026)
- Bø K, Nygaard IE. Is Physical Activity Good or Bad for the Female Pelvic Floor? A Narrative Review. Sports Med 2020;50(3):471-484.
- Dakic JG, Hay-Smith J, Cook J, Lin KY, Calo M, Frawley H. Effect of Pelvic Floor Symptoms on Women’s Participation in Exercise: A Mixed-Methods Systematic Review With Meta-analysis. J Orthop Sports Phys Ther 2021;51(7):345-361.
- Dakic JG, Cook J, Hay-Smith J, Lin KY, Frawley H. Pelvic floor disorders stop women exercising: A survey of 4556 symptomatic women. J Sci Med Sport 2021;24(12):1211-1217.
- Dakic JG, Hay-Smith J, Cook J, Lin KY, Frawley HC. Screening for pelvic floor symptoms in exercising women: a survey of 636 health and exercise professionals. J Sci Med Sport 2023;26(2):80-86.
- Dumoulin C, Cacciari LP, Hay-Smith EJC. Pelvic floor muscle training versus no treatment for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev 2018;10:CD005654.
- Hay-Smith EJC, Herderschee R, Dumoulin C, Herbison GP. Comparisons of approaches to pelvic floor muscle training for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev 2024.
- Frawley H, Shelly B, Morin M, et al. An ICS report on the terminology for pelvic floor muscle assessment. Neurourol Urodyn 2021;40(5):1217-1260.
- Hodges PW, Sapsford R, Pengel LH. Postural and respiratory functions of the pelvic floor muscles. Neurourol Urodyn 2007;26(3):362-371.
- Smith MD, Coppieters MW, Hodges PW. Postural activity of the pelvic floor muscles is delayed during rapid arm movements in women with stress urinary incontinence. Int Urogynecol J 2007;18(8):901-911.
- Moser H, Leitner M, Baeyens JP, Radlinger L. Pelvic floor muscle activity during impact activities in continent and incontinent women: a systematic review. Int Urogynecol J 2018;29(2):179-196.
- Deffieux X, Hubeaux K, Porcher R, et al. Abnormal pelvic response to cough in women with stress urinary incontinence. Neurourol Urodyn 2008;27(4):291-296.
- Miller JM, Sampselle C, Ashton-Miller J, Hong GR, DeLancey JO. Clarification and confirmation of the Knack maneuver. Int Urogynecol J 2008;19(6):773-782.
- Mountjoy M, Ackerman KE, Bailey DM, et al. 2023 IOC’s consensus statement on Relative Energy Deficiency in Sport (REDs). Br J Sports Med 2023;57(17):1073-1097.
- Carvalhais A, Araújo J, Natal Jorge R, Bø K. Urinary incontinence and disordered eating in female elite athletes. J Sci Med Sport 2019;22(2):140-144.
- Rebullido TR, Stracciolini A. Pelvic Floor Dysfunction in Female Athletes: Is REDs a Risk Factor? Curr Sports Med Rep 2019;18(7):255-257.
- Whitney KE, Holtzman B, Cook D, et al. Low energy availability and impact sport participation as risk factors for urinary incontinence in female athletes. J Pediatr Urol 2021;17(3):290.e1-290.e7.
- Skaug KL, Engh ME, Frawley H, Bø K. Prevalence of Pelvic Floor Dysfunction in Norwegian Powerlifters and Olympic Weightlifters. J Strength Cond Res 2022;36(10):2800-2807.
- Skaug KL, Engh ME, Frawley H, Bø K. Urinary and anal incontinence among female gymnasts and cheerleaders. Int Urogynecol J 2022;33(4):955-964.
- Giagio S, Salvioli S, Innocenti T, et al. PFD-SENTINEL: Development of a screening tool for pelvic floor dysfunction in female athletes. Br J Sports Med 2023;57(14):899-905.
- Winder B, Lindegren K, Blackmon A. Prevalence of Urinary Incontinence and Other Pelvic Floor-Related Symptoms in Female Professional Dancers. J Dance Med Sci 2023;27(3).
- Elghozi JL, Girard A, Fritsch P, et al. Tuba players reproduce a Valsalva maneuver while playing high notes. Clin Auton Res 2008;18(2):96-104.
- Bø K, Lillegård RH, Skaug KL. Pelvic Floor Muscle Training on Stress Urinary Incontinence in Power- and Weightlifters: a Pilot Study. Int Urogynecol J 2024.
- Rodríguez-Longobardo C, López-Torres O, Guadalupe-Grau A, Gómez-Ruano MÁ. Pelvic Floor Muscle Training Interventions in Female Athletes: A Systematic Review and Meta-analysis. Sports Health 2024;16(5):766-775.
- Culleton-Quinn E, Bø K, Fleming N, Mockler D, Cusack C, Daly D. Elite female athletes’ experiences of symptoms of pelvic floor dysfunction: A systematic review. Int Urogynecol J 2022;33(10):2681-2711.
- NICE. Pelvic floor dysfunction: prevention and non-surgical management. NICE guideline NG210, 9 décembre 2021.
Article rédigé pour le blog scientifique TOHA (toha.care). Niveau de preuve discuté selon GRADE. Toutes les données chiffrées issues directement de la méta-analyse principale ou de la littérature PubMed indexée 2018–2026. Cet article ne se substitue pas à un jugement clinique individualisé.



